Une parenthèse de bonheur. Le souffle court, ivre d'amour et de tendresse. Ce fut comme une bouffée d'air après avoir cessé de respirer pendant un long moment. Ce fut une bouffée d'oxygène après avoir cru manquer cruellement d'air. Un besoin de souffler dans cette course folle. Ce fut comme mettre sur pause, tout arrêter, et n'avoir en tête que ce visage, ces yeux, ces lèvres, cette moitié qui fait de moi un être entier, cet amour fou qui me rend si bien. Une parenthèse dans une vie où le temps passe. Une parenthèse dans ce tourbillon fou qu'est ma vie ces temps ci. C'est comme retrouver le nord, retrouver sa boussole et savoir que l'on est dans la bonne direction, sans plus se poser de questions. C'est laisser le reste en suspens et profiter des ces heures volées au temps. Sa main dans la mienne au milieu de la foule. Ces rires et ces sourires sans se préoccuper du monde autour. De boutiques en rayons, s'arrêter de-ci, delà. Esquisser demain. Encore et toujours. Les rêves au bord des lèvres, les toucher du doigt sans cesser d'y croire, malgré tout. Un demain qui approche au fil des mois qui passent. Une soirée dans ses bras. Lui, la télé et moi. Son odeur, sa tendresse et tout le reste. Je me sens comme un chat qui ronronne contre lui. Un chat en quête de son affection. J'écris. J'ai l'impression de revivre. L'écrit va et vient. Lorsqu'il va, il me laisse ce goût amer de frustration sur la langue. Quand il vient, il me comble et m'apaise. Je n'ai parfois plus l'aisance pour manier mes pensées en mots. Je ne fais pas dans la demi-mesure. C'est tout ou rien. J'écris bien, ou je n'écris pas, et j'efface sans cesse. A prendre ou à laisser. Le regarder partir, s'éloigner loin de moi. Aucune larmes cette fois encore. Dans deux jours, la magie reprendra ses droits. Je vais compter les heures, avec impatience. Avec fébrilité. Une page à écrire, de bonheur à l'état pur.